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Projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2014

Mme la présidente. La parole est à Mme Anne-Marie Escoffier.

Mme Anne-Marie Escoffier. Madame la présidente, madame la ministre, monsieur le secrétaire d'État, mes chers collègues, je voudrais me féliciter de la qualité des débats qui se sont tenus tant au Sénat qu'à l'Assemblée nationale, même si, ensemble, nous ne sommes pas parvenus à rapprocher tous les points de vue.

Ce projet de loi ne satisfait pas tous les membres du groupe du RDSE au nom duquel je m'exprime cet après-midi.

Mon excellent collègue Gilbert Barbier, membre de la commission des affaires sociales, a eu l'occasion, au cours des précédents débats, de dire les difficultés auxquelles se heurtaient les dispositions envisagées : l'hypothèse, trop optimiste, d'une croissance de 1 % ; le retard dans la mise en œuvre des allégements de cotisations salariales pour les salariés les moins rémunérés ainsi que la baisse des cotisations sociales des employeurs et travailleurs indépendants ; enfin, le gel de la revalorisation de certaines retraites.

Pour autant, au nom du plus grand nombre des miens, je tiens à souligner que, malgré ces imperfections, et en dépit du rejet de plusieurs amendements dont nous pensions qu'ils allaient dans le bon sens, nous soutiendrons un texte qui répond à l'engagement pris par le Président de la République et par l'ensemble du Gouvernement de mettre en œuvre, avec détermination, le pacte de responsabilité et de solidarité.

Dans le contexte de la France d'aujourd'hui, qui pourrait soutenir que le pouvoir d'achat des ménages, l'emploi et l'investissement ne sont pas des priorités absolues ?

Le Gouvernement s'est bien assigné, dans le présent projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale, ces trois priorités.

Première priorité, il s'agit de relancer le pouvoir d'achat, en réduisant de façon dégressive les cotisations salariales.

Deuxième priorité, il s'agit de favoriser l'emploi, en utilisant différents leviers, notamment l'allégement sur les bas salaires et la réduction des taux de cotisation des allocations familiales, et permettre ainsi de créer de nouveaux emplois.

L'objectif de 30 000 emplois supplémentaires en 2015, puis de 60 000 en 2016 n'est pas irréaliste, si chacun s'attache, comme l'a dit monsieur le secrétaire d'État, à respecter l'esprit et la lettre des nouvelles dispositions, notamment pour ce qui est des contreparties.

Enfin, troisième priorité, il s'agit de relancer la croissance, ce qui passe par un retour à la compétitivité de nos entreprises : la suppression progressive de la contribution sociale de solidarité des sociétés, la C3S, est au cœur du pacte de responsabilité et de solidarité.

La première étape interviendra dès le 1er janvier 2015, libérant ainsi essentiellement les petites et très petites entreprises d'un assujettissement à la C3S qui menaçait leur équilibre.

Avec notre rapporteur général, je veux donc saluer les conditions qui permettent aujourd'hui de faire valoir un texte attaché à trouver les voies d'une plus grande justice sociale au bénéfice des plus fragiles et à restaurer la confiance parmi celles et ceux qui se sentaient ignorés et abandonnés.

Madame la ministre, pour toutes ces raisons, mon groupe, dans sa très large majorité, apportera ses voix au projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2014. (Applaudissements sur certaines travées du groupe socialiste.)

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