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Questions orales sans débat

Question orale sur le noeud ferroviaire de la gare de Marseille Saint-Charles

Question de Mireille Jouve à Brune Poirson, secrétaire d'état auprès du Ministre de la transition écologique et solidaire

Mireille JOUVE

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Mme la présidente. La parole est à Mme Mireille Jouve, auteur de la question n° 105, adressée à Mme la ministre auprès du ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports.

Mme Mireille Jouve. Je souhaite attirer l'attention du Gouvernement sur la saturation préoccupante de la gare Saint-Charles de Marseille.

Pour remédier à cette situation, la construction d'une gare souterraine sous le plateau ferroviaire déjà existant et la création d'une quatrième voie dans l'est marseillais sont une impérieuse nécessité. La remise en cause de ces projets d'aménagement porterait fortement atteinte au futur développement économique et urbain de la métropole Aix-Marseille-Provence.

La montée en puissance des transports ferrés du quotidien au sein de cette aire et, plus largement, de l'ensemble des Bouches-du-Rhône est fortement attendue par les usagers et les élus locaux, au vu de la grave saturation de nombreux axes routiers. Toutefois, un report modal ambitieux ne saurait s'envisager sans le traitement du verrou que représente la gare Saint-Charles.

Aussi, madame la secrétaire d'État, alors que le Gouvernement procède actuellement à une réévaluation de l'ensemble des grands projets d'infrastructures de transport, la concrétisation du projet stratégique de traitement du nœud ferroviaire de la gare de Marseille Saint-Charles demeure-t-elle une priorité ?

Mme la présidente. La parole est à Mme la secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire.

Mme Brune Poirson, secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire. Madame la sénatrice, vous m'interpellez sur le nœud ferroviaire de la gare de Marseille Saint-Charles.

Je tiens tout d'abord à vous affirmer le souhait du Gouvernement d'améliorer le fonctionnement du nœud ferroviaire de Marseille et d'offrir aux usagers des liaisons régionales plus régulières et plus fiables sur l'ensemble de la ligne de Marseille à Nice.

Le projet de ligne nouvelle Provence Côte d'Azur a été conçu dans cet objectif. Les études préalables à l'enquête publique ont été menées, et des approfondissements sont attendus, s'agissant notamment des conditions de passage en tunnel dans la vallée de l'Huveaune.

Néanmoins, comme vous le savez, ce projet est très coûteux : les deux sections prioritaires, autour de Marseille et de Nice, sont estimées à près de 7 milliards d'euros, dans un contexte où près de 35 milliards d'euros de projets ferroviaires sont à financer dans l'ensemble de la France.

C'est dans ce contexte que le Gouvernement a mis en place une méthode particulière pour les grands projets d'infrastructures de transport. Avec les assises de la mobilité, menées depuis septembre et qui se clôtureront prochainement, le 13 décembre, puis la loi d'orientation sur les mobilités au début de l'année prochaine, c'est une nouvelle politique de mobilité que nous souhaitons : une politique plus à l'écoute des besoins de nos concitoyens, plus réaliste et, surtout, plus sincère vis-à-vis de nos finances publiques. Les débats sur ce projet y prendront toute leur place.

Il convient toutefois de rechercher dès maintenant les optimisations possibles des réseaux existants, pour redonner rapidement de la régularité et de la capacité à nos services de transports.

En ce qui concerne le nœud marseillais, sur lequel vous m'interrogez, SNCF Réseau est mobilisé pour rechercher les moyens d'optimiser non seulement les conditions d'accès au plateau de Saint-Charles, mais aussi les pratiques actuelles d'exploitation et les investissements pertinents à différents horizons : 2024, d'abord, année des jeux Olympiques et Paralympiques, puis 2030 et même au-delà, en fonction des phasages possibles de la ligne nouvelle.

Ces réflexions permettront d'éclairer les décisions qui seront prises dans le cadre de la future loi d'orientation sur les mobilités.

Mme la présidente. La parole est à Mme Mireille Jouve.

Mme Mireille Jouve. Je vous remercie, madame la secrétaire d'État, pour ces précisions.

La métropole Aix-Marseille-Provence, en pleine construction, attend beaucoup de l'État, en particulier dans le domaine des transports. En effet, nous avons beaucoup travaillé sur le sujet, mais les quatre-vingt-douze communes qui constituent notre métropole n'auront pas un budget suffisant pour ces grands projets.

Vous avez bien fait de rappeler que nous devons travailler aussi pour l'accueil des jeux Olympiques de 2024, dont les épreuves de voile se dérouleront à Marseille !

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