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Projet de loi pour une école de confiance

Intervention de Françoise Laborde sur l'article 5

Françoise LABORDE

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M. le président. La parole est à Mme Françoise Laborde, sur l'article.

Mme Françoise Laborde. L'instruction à domicile est un phénomène en plein essor. Elle concernait 18 800 enfants en 2011, pour atteindre près de 25 500 enfants en 2017. Cette expansion a malheureusement mis en lumière les failles de l'identification et du contrôle de l'instruction à domicile, qui peuvent également être détournés par des mouvements prônant des valeurs contraires à celles de la République. Or un certain nombre d'élèves échappent encore au suivi de l'État ou des services sociaux. Retirés de l'école, sans être déclarés comme étant instruits à domicile, absents des registres ou mal instruits, ces enfants peuvent parfois être dans des situations à risque.

Aujourd'hui, l'identification, le contrôle, le suivi et la connaissance des enfants identifiés comme étant instruits à domicile sont clairement insuffisants. C'est pourquoi, en s'inspirant d'une proposition de la mission flash de l'Assemblée nationale du 18 juillet 2018 concernant la déscolarisation, ma collègue Nathalie Delattre a déposé un amendement visant à améliorer le suivi et l'identification au niveau national des enfants non scolarisés en leur attribuant à tous un numéro d'identification national élève, l'INE, dès l'âge de la scolarité obligatoire, soit trois ans. Jugé irrecevable au titre de l'article 41 de la Constitution, cet amendement aurait pourtant permis d'élargir l'attribution d'un numéro d'identification national élève à tous les enfants, en incluant ceux qui sont scolarisés à domicile.

Il convient de mettre en place un traitement des données à caractère personnel couvrant l'ensemble de la population en âge scolaire pour contrôler le respect de cette obligation d'instruction. Pour cela, monsieur le ministre, vous avez déclaré devant le Parlement qu'« il suffisait de modifier la portée d'outils informatiques déjà existants par voie réglementaire ». C'est la raison pour laquelle nous avons souhaité vous demander si, avec le Gouvernement, vous entendez bien agir sur cette mise en place. La solution est simple, il suffit juste d'en avoir la volonté et si possible rapidement.

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